publié le lundi 22 juillet 2019

2019, année Jacques Chessex (1934-2009)

Une lettre de l’écrivain vaudois à Gilberte Aubert

Avant d’épouser Pierre Aubert en 1947, Gilberte Aubert (1916-2005) occupa divers postes d’enseignante. Durant la guerre, elle fut notamment institutrice à Payerne, dans la Broye vaudoise. Elle avait pour directeur Pierre Chessex (1908-1956) qu’elle appréciait beaucoup et, pour élève, son fils, Jacques. Le futur écrivain, dont elle suivit plus tard avec grand intérêt la carrière. A plusieurs reprises, il lui fut donné d’exprimer de vive voix son admiration à l’auteur de Reste avec nous qui lui dédicaça plusieurs livres. En retour, en 2000, Gilberte Aubert adressa à l’écrivain son ouvrage Pierre Aubert, graveur et peintre vaudois. Jacques Chessex l’en remercia par une belle lettre que nous reproduisons ici. Il y exprime notamment toute son admiration pour l’œuvre de Pierre Aubert et évoque l’une des gravures de l’artiste qu’il souhaite acquérir. Il s’agit en l’occurrence du Petit nu se coiffant (1956). A l’époque, nous nous voyions souvent, Chessex et moi, et il m’avait parlé très en détail de cette œuvre seulement entrevue brièvement, m’avait-il dit, mais qui lui avait fait grande impression.

Raphaël Aubert